Ligue de la Souveraineté : près de 1 000 emplois annoncés pour dynamiser le sport burkinabè

(Ouagadougou, 13 octobre 2026)
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a rencontré, le lundi 12 octobre 2026 à Ouagadougou, les gouverneurs de région et les responsables sportifs afin de leur donner les orientations relatives à la mise en œuvre de la Ligue de la Souveraineté. Cette initiative présidentielle vise à réorganiser le paysage sportif national, à renforcer la détection des talents et à favoriser une meilleure répartition de l’offre sportive sur l’ensemble du territoire.
Portée par la volonté de refonder le sport burkinabè, la Ligue de la Souveraineté entend placer les régions au cœur de la dynamique sportive nationale. La rencontre s’est tenue en présence de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, de la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata BAKO/TRAORÉ, du président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d’industrie, Roland Achille SOW, d’un représentant du Patronat burkinabè, Alassane SIENOU, ainsi que des anciens internationaux Charles KABORÉ, ambassadeur pour le sport, Sibiri Alain TRAORÉ et Adama GUIRA.
Les régions au cœur de la détection des talents
Pour le Président du Faso, l’implication des régions constitue un levier essentiel pour donner une identité propre au sport burkinabè et renforcer l’attachement des populations à leurs équipes et à leurs athlètes.
« Il faut impliquer les régions parce que nous avons décidé de donner de l’identité à notre sport. Et la compétition se crée aussi ainsi. S’il n’y a pas d’identité, ce à quoi il faut s’attacher pour supporter un athlète, une équipe, ce sera difficile », a-t-il déclaré.
Dans ce dispositif, les gouverneurs auront un rôle central dans la coordination des activités sportives au niveau régional. Ils seront notamment chargés de superviser le recrutement des entraîneurs, l’organisation des championnats régionaux et la sélection des jeunes joueurs appelés à intégrer les équipes.
« Votre responsabilité première est engagée. Ce sera à vous de coordonner pour pouvoir recruter les entraîneurs, d’effectuer les championnats au niveau régional pour pouvoir faire la sélection des jeunes joueurs qui feront partie de l’équipe », a précisé le Chef de l’État.
Près de 1 000 emplois annoncés et une rémunération minimale de 200 000 FCFA
La Ligue de la Souveraineté devrait également générer des retombées sur le plan de l’emploi. Selon les annonces du Président du Faso, près de 1 000 emplois seront créés dans le cadre de cette initiative. Chaque athlète sélectionné bénéficiera d’une rémunération minimale de 200 000 FCFA par mois, assortie d’avantages connexes.
Un dispositif de médiatisation du championnat est également prévu afin d’accroître la visibilité des compétitions et de contribuer à la valorisation des talents sportifs. Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a toutefois mis en garde contre les pratiques irrégulières et les arrangements frauduleux susceptibles de compromettre la mise en œuvre du projet.
Le secteur privé appelé à contribuer au financement du sport
Au-delà de l’engagement des pouvoirs publics, le Président du Faso a sollicité la participation des opérateurs économiques au financement et au fonctionnement de la Ligue de la Souveraineté.
S’adressant aux acteurs du secteur privé, il a évoqué une « contribution volontaire mais obligatoire au niveau de chaque région pour soutenir le sport », soulignant ainsi la place attendue des entreprises dans l’accompagnement de cette initiative.
Cette mobilisation vise à favoriser un engagement collectif autour du développement du sport et à donner aux régions les moyens de participer activement à la formation et à l’émergence de nouveaux talents.
Le sport comme levier d’encadrement de la jeunesse
Au-delà de la compétition, la Ligue de la Souveraineté ambitionne d’offrir aux jeunes des possibilités d’expression et d’épanouissement à travers plusieurs disciplines sportives. Elle s’inscrit également dans une démarche de prévention de certains fléaux sociaux, notamment la consommation de drogues et d’alcool.
Pour le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, la jeunesse constitue une ressource essentielle dans le processus de transformation du pays. « On ne peut pas construire une Nation avec une jeunesse qui est malade, avec une jeunesse qui n’est pas consciente. La Révolution veut refonder notre Patrie en se basant sur nos ressources. Et les ressources que nous avons sous la main, c’est la jeunesse », a-t-il affirmé.
Le Chef de l’État entend ainsi faire du sport un instrument d’éducation, de discipline et de préservation de la santé physique et mentale des jeunes. Il mise sur cette pratique pour contribuer à leur épanouissement et à leur formation, estimant nécessaire de les « modeler, les garder sains de corps, pour avoir un esprit sain ».
À travers la Ligue de la Souveraineté, les autorités burkinabè affichent ainsi leur ambition de renforcer l’organisation du sport national, de favoriser l’émergence de talents issus de toutes les régions et de faire du sport un outil d’insertion professionnelle et d’encadrement de la jeunesse.



