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Sport

Burkina Faso : une nouvelle Ligue de la Souveraineté pour promouvoir les talents sportifs et créer près de 1 000 emplois

Burkina Faso : une nouvelle Ligue de la Souveraineté pour promouvoir les talents sportifs et créer près de 1 000 emplois

Le Burkina Faso s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la réorganisation de son secteur sportif. À travers la création de la Ligue de la Souveraineté, les autorités ambitionnent de promouvoir les jeunes talents, de renforcer l’identité sportive des régions et de générer près de 1 000 emplois, avec une rémunération minimale annoncée de 200 000 FCFA par mois pour chaque athlète sélectionné.

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a rencontré, le lundi 12 octobre 2026 à Ouagadougou, les gouverneurs de région et plusieurs acteurs du monde sportif afin de leur présenter les grandes orientations de cette nouvelle compétition.

Inscrite dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive, la Ligue de la Souveraineté vise à favoriser l’émergence de nouveaux talents sur l’ensemble du territoire national.

Les régions au cœur du dispositif

La particularité de cette nouvelle compétition réside dans l’implication directe des régions. Les gouverneurs auront notamment la responsabilité de coordonner le recrutement des entraîneurs, l’organisation des championnats régionaux et la sélection des jeunes athlètes appelés à représenter leurs territoires.

Pour le Chef de l’État, cette approche doit permettre de renforcer le sentiment d’appartenance des populations à leurs équipes et de stimuler une saine rivalité sportive entre les régions.

Près de 1 000 emplois et une rémunération minimale de 200 000 FCFA

Au-delà de la compétition, la Ligue de la Souveraineté se présente également comme une initiative de promotion de l’emploi des jeunes.

Selon les annonces du Président du Faso, près de 1 000 emplois devraient être créés. Chaque athlète sélectionné bénéficiera d’une rémunération minimale de 200 000 FCFA par mois, assortie d’avantages connexes.

Un dispositif de médiatisation du championnat est également prévu afin d’accroître sa visibilité et de valoriser les performances des sportifs.

Le secteur privé appelé à contribuer

Le financement de cette nouvelle dynamique sportive reposera également sur l’implication des opérateurs économiques. Le Président du Faso a ainsi annoncé une contribution qualifiée de « volontaire mais obligatoire » du secteur privé au niveau des régions.

Cette mobilisation devrait accompagner le fonctionnement de la compétition et soutenir le développement du sport à l’échelle nationale.

Le sport comme levier d’encadrement de la jeunesse

Au-delà des enjeux sportifs et économiques, l’initiative poursuit une ambition sociale. Elle entend offrir aux jeunes un cadre d’épanouissement, de discipline et de développement personnel, tout en contribuant à la prévention de fléaux tels que la consommation de drogues et d’alcool.

« On ne peut pas construire une Nation avec une jeunesse qui est malade, avec une jeunesse qui n’est pas consciente », a déclaré le Président du Faso.

À travers cette réforme, les autorités burkinabè entendent ainsi faire du sport un instrument de promotion des talents, d’insertion professionnelle et de mobilisation de la jeunesse autour des valeurs nationales.

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